Allergie au lait : comment savoir ?

Vous pensez que vous ou votre enfant souffrez d’allergie au lait ? Lorsque l’on parle de cette pathologie, il s’agit en réalité d’une allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Elle concerne surtout les enfants, bien qu’elle soit rare, et est encore plus rare chez l’adulte. Celle-ci est à ne pas confondre avec l’intolérance au lactose qui est différente. Découvrez les différents symptômes de l’allergie au lait, mais aussi, comment la confirmer.

Symptômes en cas d’allergie au lait

L’allergie aux protéines de lait de vache présente des symptômes très variés. C’est pourquoi, elle est difficile à diagnostiquer. Parmi ceux-ci, on trouve :

  • des réactions cutanées, telles que l’eczéma, des œdèmes, …
  • des réactions gastro-intestinales, comme des vomissements, du sang dans les selles, etc..
  • des réactions respiratoires, par exemple, une respiration sifflante, …
  • l’anaphylaxie dans les cas les plus sévères.

Comprendre la différence entre APLV et intolérance au lactose

Afin de bien comprendre la différence entre les deux, il faut savoir que le lait contient du sucre naturel que l’on appelle lactose. Il se trouve en quantités variables selon les produits laitiers. Chez certaines personnes, la lactase, une enzyme, étant en quantité insuffisante dans leur organisme, elles ne peuvent pas digérer le lactose correctement. Ceci est à l’origine de troubles digestifs. Ainsi, l’intolérance au lactose est une réaction de votre organisme alors que l’allergie au lait est une réaction de votre système immunitaire. C’est la raison pour laquelle l’intolérance au lactose ne risque pas d’entraîner de complications contrairement à l’allergie.

Diagnostiquer une allergie au lait

Il existe deux formes d’allergies aux laits. D’une part, l’allergie immédiate chez le bébé, bien que celle-ci soit inquiétante, son diagnostic est aisé. D’autre part, l’allergie retardée qui est quant à elle plus difficile à diagnostiquer, car bien que gênante elle ne met pas la vie de la personne en danger. En cas de doute, vous pouvez consulter votre médecin qui contrôlera la courbe de croissance et cherchera d’autres symptômes. Il peut alors vous conseiller de voir un médecin allergologue qui sera plus en capacité de poser un diagnostic fiable en effectuant des tests. Les APLV sont plus fréquentes chez les bébés, on en compte 2 à 3 %, mais dans la plupart des cas, leur manifestation disparaît avant 3 ans.

Voir un allergologue avec votre  mutuelle santé

Si vous suspectez une allergie au lait, le mieux est de consulter un allergologue. Vous pouvez y aller avec une ordonnance délivrée par votre médecin traitant, ainsi la sécurité sociale prendra en charge 70 % et votre mutuelle santé le reliquat, comme Allianz par exemple. Si vous y allez sans ordonnance, le taux de remboursement sera beaucoup moins important. Il vaut mieux opter pour un praticien conventionné (secteur 1) pour éviter les dépassements d’honoraires qui ne seraient pas pris en charge par votre sécurité sociale. Cependant, en fonction de votre contrat, votre mutuelle santé peut les prendre en charge. 

Le traitement de l’APLV

Dans un premier temps, il faut supprimer le lait de vache, mais aussi de tout autre animal. Il est fortement déconseillé de donner du lait de chèvre ou de n’importe quel autre mammifère en cas d’allergie à la protéine de lait de vache, car leur constitution est comparable. Les laits végétaux, quant à eux, ne sont pas suffisants sur le plan nutritionnel. Il peut être envisagé de donner un lait spécifique d’hydrolysat de protéine et de supprimer tout ce qui contient des produits laitiers ou des traces de lait. Par la suite, une réintroduction progressive du lait sera organisée sous surveillance car, comme nous l’avons vu, cette allergie peut disparaître.

 

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